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dimanche 30 mai 2010

Mini Roadster

Mini avait surpris son monde au dernier Salon de Francfort en présentant un diptyque "Coupé + Cabriolet" adoptant les codes traditionnels de Mini. Conçus par John Cooper Works (JCW, le préparateur officiel de Mini), ces deux modèles reprenaient l'avant de la Mini Cooper S JCW, tandis que leur partie arrière, commune, était inédite.

Une Mini Roadster ? Quelle drôle d'idée !

Elle présente un profil un peu bossu, dû à l'ajout d'une malle plutôt qu'un hayon. L'ensemble de la ligne donne l'impression d'être une Mini classique qui a été aplatie et allongée. Ce n'est pas inexact : la marge de manœuvre de Mini pour créer un modèle inédit sur une base esthétique et technique éprouvée était mince. En voulant montrer sa santé créative, Mini a surtout montré qu'il s'enfermait dans la répétition de ses propres codes, un danger qui prend toute son épaisseur à la vue de la concurrence (Citroën DS3, Audi A1, etc.) qui a su innover dans le domaine du design. Reste que ce roadster se différencie du cabriolet classique ainsi que de toute la concurrence, en n'ayant pour seule rivale que la Mazda MX-5 (et feu la Smart Roadster me direz-vous).

Arrivée en 2011.

Sous le capot, le 1.6 THP conçu en partenariat avec PSA développant 183 ch (depuis le récent rééquilibrage pour l'adaptation aux normes Euro V). Un moteur qui sied parfaitement à la philosophie de la Mini Roadster : joviale par son châssis, et sportive par son dessin. Les deux bandes blanches seront optionnelles mais elles apportent un supplément d'âme. En réalité, la partie la plus intéressante de cette Mini Roadster est l'ajout de sa capote, finalement très discrète et sans incidence sur le profil (repris du Coupé). Très chic toute de toile tendue, la capote n'a pas de découpe façon casquette comme le Coupé, mais reste stylisée par l'effet cocon qu'elle suscite pour ses passagers. Equipée d'une lunette en verre, elle se replie en moins de 20 secondes dans le coffre, sans gréver le volume de coffre.

Cependant, la Mini Roadster n'arrive pas à se dépêtrer de cette sensation de "trop peu" : trop peu d'audace, trop peu d'innovation, trop peu d'inventivité... Espérons seulement que le diptyque trouvera sa clientèle et ne se transformera pas en "trop peu de succès" pour l'usine d'Oxford, pour qui Mini a justement précipité le passage en production afin de pérenniser l'outil industriel local (la récente Countryman étant fabriquée en Autriche, il y avait de quoi être inquiet).

Dacia Duster 4X4

On se doutait déjà que Dacia allait à nouveau grapiller quelques parts de marché avec son nouveau modèle, le Duster. Maintenant qu’on en connaît le prix, le doute n’est plus permis. Si quelques hypothèses ont circulé ces trois derniers mois sur le tarif, Autoplus et Turbo donnant par exemple un ticket d’entrée peu réaliste aux alentours de 14/15000 euros, c’est finalement l’hypothèse basse qui a été retenue. Le tarif roumain est en effet estimé à 12000 euros depuis décembre, et Renault, histoire de marquer les esprits l’a repris tel quel ; 11900 euros.

Le Dacia Duster

Il ne faut pas tromper, le Duster intéresse déjà beaucoup de monde, mais à quasiment moitié prix par rapport à la concurrence, la cause est entendue, et on ne voit pas très bien ce qui pourrait empêcher nos rues de se remplir de SUV « low-cost » dans les mois à venir.

Il surfe sur les prix !

Techniquement, il n’y a aucune mauvaise surprise à attendre ; tous les éléments sont connus et fiabilisés depuis belle lurette, de la plateforme B0/Logan aux 1.6/16V et 1.5 dCi. Quant-à la transmission intégrale et ses 3 modes de réponse, elle provient directement de chez Nissan, et la remarque vaut également pour elle.



Un design simple et brut

Esthétiquement, le Duster n’a même plus le côté rustre des premières Logan et est plutôt réussi. Simple, mais bien présenté, et avec un petit côté baroudeur assez bien vu, voir par exemple les feux avant proches de ceux du Pajero. D’ailleurs, sans y entrer, impossible pour qui ne le connaît pas de dire qu’il s’agit là d’un modèle estampillé « low-cost ». La présentation extérieure est tout simplement au diapason de la concurrence, ni plus ni moins. Bien vu, et valorisant pour la clientèle, le snobisme du SUV urbain se serait mal accommodé du contraire…

Un intérieur sans prétentions

A l’intérieur, bien entendu, c’est du Dacia. Passons sur l’immonde console centrale laquée marron qui fait plus toc que le faux-bois des Ford Escort, heureusement en option, pour retenir le reste ; un univers connu, fait de matériaux simples et bien assemblés. Ici, on reste tout de même dans le low-cost, mais après tout, un examen approfondi de certains 4x4 Suzuki ou Mitsubishi ne révèle souvent rien de plus riche… Et puis, surtout, ça ne se voit pas de l’extérieur !



Le Dacia Duster, véritable alternative ?

Enfin bref, d’un point de vue subjectif, frimer en Dacia, ce sera bientôt possible, pour pas cher, et avec des apparences à la hauteur de concurrents bien plus onéreux…

Pour revenir sur un terrain plus objectif, le Duster sera disponible dès le printemps en trois motorisations ; 1.6 16V 100cv. En essence et 1.5 dCi 85 & 105 cv., toutes disponibles en 4x2 et 4x4. Ce SUV de 4,31m. est un poids plume dans la catégorie ; 1.18t. en base 4x2 et 1.28t. en 4x4, ce qui ne l’empêche pas d’être un vrai 5 places offrant un volume de coffre de 475 dm3 en temps normal et de 1,6 m3 tout rabattu ! Attention toutefois dans ce cas à transporter plutôt des plumes que du plomb, car les puissances disponibles sont modestes. A ce tarif, on ne peut pas tout avoir… mais on se consolera avec une garantie 3 ans et 100 000 kilomètres.

Les caractéristiques du Duster

L’équipement de sécurité de série se compose d’un ABS avec EBV, de l’AFU, de ceintures 3 points avec limiteurs d’efforts, de deux airbags frontaux. L’ESP est en option, tout comme les airbags tête/thorax. Dans ce domaine, le Duster vise probablement les 3 étoiles, voire 4 (douteux…), mais guère plus, on sait que Renault ne souhaite de toutes façons pas que Dacia fasse mieux sur ce plan…

Longue route au Duster !

Le nouveau phénomène de la marque sera commercialisé également un peu partout dans le monde, Afrique, Russie, Proche-Orient, Amérique du Sud, … tantôt sous le badge Dacia, tantôt sous celui de Renault. A ce propos, Dacia vient de confirmer qu’elle allait bientôt produire des conduites à droite, histoire d’étendre un peu plus sa toile, à commencer par l’Angleterre. Gageons que chez nous, il permette à une nouvelle clientèle d’accéder au SUV plutôt que de concurrencer réellement ses petits camarades, ou alors en occasion. Par contre, pour ceux qui ont réellement besoin d’un vrai 4x4, notamment en montagne ou dans les campagnes vallonnées, c’est une excellente aubaine. Jusque là, à ce prix, il n’y avait que la Fiat Panda !...



Un grand merci à Mike de WorldScoop pour la rédaction de cet article.